1. Accueil
  2. Ressources
  3. Choisir un tuteur à Montréal : le guide complet
Parents

Comment choisir un bon tuteur privé à Montréal

Un bon tuteur peut redonner confiance et faire débloquer une matière en quelques semaines. Un mauvais choix coûte du temps, de l'argent et parfois de la motivation. Ce guide neutre vous aide à comparer les options, que vous soyez parent d'un élève du primaire ou du secondaire, ou étudiant au cégep.

Par Reza Abtahian·8 min de lecture·Mis à jour le 3 octobre 2026
Choisir un tuteur à Montréal : le guide complet

Commencez par définir le besoin

Avant de chercher, écrivez en une ou deux phrases ce que vous attendez. Les besoins les plus courants :

  • Combler des lacunes accumulées (par exemple les fractions, l'algèbre de base, l'accord du participe passé) ;
  • Préparer une évaluation précise, comme une épreuve ministérielle du secondaire ou un examen final au cégep ;
  • Suivre un cours exigeant semaine après semaine (Mathématique SN, Calcul différentiel, etc.) ;
  • Travailler la méthode : organisation, prise de notes, gestion du stress ;
  • Aller plus loin pour un élève qui s'ennuie en classe.

Ce besoin détermine le profil à chercher. Un étudiant universitaire peut être excellent pour un suivi régulier en 2e secondaire ; une préparation ciblée en calcul intégral demande une personne qui maîtrise vraiment ce contenu.

Les questions à poser avant de vous engager

  1. Quelle expérience avez-vous avec ce niveau et ce cours ? Demandez des exemples concrets : « En 4e secondaire, quelle notion bloque le plus souvent ? »
  2. Connaissez-vous le programme québécois ? Un bon tuteur connaît les séquences CST, TS et SN, les épreuves du ministère ou le fonctionnement du cégep.
  3. Comment se déroule une séance type ? Cherchez un équilibre entre explications, exercices faits par l'élève et retour sur les erreurs.
  4. Comment allez-vous mesurer les progrès ? Une réponse floue est un indice.
  5. Comment communiquez-vous avec les parents ? Pour un élève mineur, un court bilan régulier est raisonnable.
  6. Quelle est votre politique d'annulation et de paiement ? Faites-la mettre par écrit.
  7. Pouvez-vous fournir des références ? Pour un mineur, il est aussi légitime de demander si la personne accepte une vérification d'antécédents judiciaires.

Les signaux d'alarme

  • Une garantie de note. Personne ne peut promettre un résultat : il dépend aussi de l'élève, de l'évaluation et du temps disponible.
  • Le tuteur fait les devoirs à la place de l'élève. Le devoir est remis, mais rien n'est appris, et cela peut contrevenir aux règles de l'école.
  • Aucune question sur le besoin. Un tuteur qui commence à enseigner sans diagnostic travaille au hasard.
  • Un gros forfait payable d'avance sans politique d'annulation claire.
  • Le dénigrement de l'enseignant ou de l'école. Le tutorat doit compléter la classe, pas la contredire.
  • Un manque de transparence avec un mineur : refus que le parent assiste à une séance, communications privées que le parent ne peut pas voir.

En ligne ou en personne ?

CritèreEn personneEn ligne
ConcentrationSouvent plus facile pour les jeunes enfantsConvient bien aux élèves autonomes
LogistiqueDéplacements, horaires plus rigidesAucun trajet, horaires plus souples
Choix de tuteursLimité à votre secteurPartout au Québec
MatérielManipulation facile (blocs, fractions, feuilles)Tableau blanc numérique, partage d'écran
TracesNotes papierPossibilité de garder les tableaux et les exercices

Au primaire, la présence physique aide souvent à garder l'attention. Au secondaire et au cégep, l'en ligne fonctionne très bien si l'élève a une caméra, un endroit calme et une façon d'écrire (tablette ou photo de sa feuille). Une formule hybride est aussi possible.

Le prix : les facteurs qui le font varier

Nous n'avons pas trouvé de source indépendante et fiable sur les tarifs moyens à Montréal ; les chiffres qui circulent viennent surtout d'entreprises de tutorat. Voici plutôt les facteurs qui influencent le prix :

  • le niveau (primaire, secondaire, cégep, université) ;
  • l'expertise : étudiant, enseignant de métier, spécialiste d'une matière ;
  • le format : individuel, en petit groupe, en ligne ou à domicile (déplacements) ;
  • la durée et la fréquence des séances, et les forfaits.

Comparez au moins deux ou trois options sur ces mêmes critères. Si vous achetez une série de séances, sachez que la Loi sur la protection du consommateur encadre certains contrats de cours. Pour les cours visés, l'Office de la protection du consommateur indique qu'aucuns frais ne peuvent être exigés si vous annulez avant le début ; après, le commerçant peut réclamer les cours reçus et une pénalité d'au plus 50 $ ou 10 % du prix des cours non donnés, le montant le moins élevé étant retenu. En cas de doute, informez-vous auprès de l'OPC.

Pensez aussi aux ressources gratuites : l'aide aux devoirs de l'école, les centres d'aide du cégep et Alloprof.

À quoi s'attendre à la première séance

Une première séance réussie ressemble davantage à un bilan qu'à un cours. Le tuteur devrait :

  • poser des questions sur les difficultés, les résultats récents et les objectifs ;
  • faire faire quelques exercices pour voir où l'élève bloque réellement ;
  • proposer un objectif clair pour les prochaines semaines ;
  • expliquer la fréquence suggérée et la façon de faire le suivi.

Pour la préparer, apportez le plan de cours (au cégep), les dernières évaluations corrigées, le cahier d'exercices et la date des prochains examens. Après la séance, demandez à l'élève : « T'es-tu senti à l'aise de poser des questions ? » La relation compte : le cadre de référence du ministère de l'Éducation sur le tutorat insiste sur l'importance d'une alliance de travail positive entre le tuteur et l'élève.

Mesurer les progrès

Le même cadre de référence décrit les conditions de tutorat reconnues par la recherche : un suivi individuel ou en petit groupe de quatre élèves ou moins, une régularité indispensable (au moins trois séances par semaine étant jugé optimal dans ce programme scolaire intensif), des séances de 20 à 90 minutes selon l'âge, et une durée totale de 20 semaines ou moins. Une famille n'a pas à reproduire ce modèle, mais il rappelle deux idées : la régularité et une durée limitée avec un objectif.

De son côté, l'Education Endowment Foundation (Royaume-Uni) conclut que le tutorat individuel a en moyenne un effet positif modéré, surtout lorsqu'il est explicitement relié à ce qui se fait en classe.

Concrètement, suivez :

  • les résultats aux évaluations, en gardant en tête qu'ils évoluent lentement ;
  • l'autonomie : l'élève réussit-il seul les exercices revus ?
  • la confiance : pose-t-il plus de questions en classe ?
  • les objectifs fixés à la première séance, revus après quelques semaines.

Si rien ne bouge après un mois ou deux de suivi régulier, parlez-en franchement avec le tuteur, et avec l'école si les difficultés persistent. Si vous évaluez Stellaire Académie, posez-nous exactement les mêmes questions : vous pouvez réserver une première rencontre.

Questions fréquentes

Combien de séances par semaine faut-il ?

Cela dépend du besoin, mais la régularité compte plus que la durée. Une ou deux séances par semaine conviennent souvent pour un suivi, et une fréquence plus élevée pour un rattrapage intensif à court terme.

Un étudiant universitaire peut-il être un bon tuteur ?

Oui, surtout pour un suivi au primaire ou au secondaire, s'il connaît bien la matière et sait expliquer. Pour un cours de cégep avancé ou une préparation pointue, vérifiez son expérience avec ce contenu précis.

Le tutorat en ligne est-il aussi efficace ?

Pour un élève autonome du secondaire ou du cégep, il fonctionne souvent très bien avec une caméra et un tableau partagé. Pour un jeune enfant qui a du mal à se concentrer, la présence physique est souvent plus simple.

Besoin d'aide personnalisée ? Le premier appel est gratuit.

Réserver l'appel gratuit
Réserver un essai