Une épreuve qui compte pour le diplôme
Pour obtenir le diplôme d'études secondaires (DES), l'élève doit notamment accumuler 4 unités de mathématique de la 4e secondaire. Ce cours est donc une condition du diplôme, et l'épreuve ministérielle en fait partie.
Selon le document d'information du ministère de l'Éducation, l'épreuve évalue une seule compétence : Déployer un raisonnement mathématique. Pour l'année 2025-2026, sa pondération a été fixée à 50 % de la compétence évaluée, l'autre moitié venant des évaluations faites à l'école. Comme cette valeur est confirmée chaque année, vérifiez le document d'information de l'année en cours auprès de l'école.
L'autre compétence, Résoudre une situation-problème, est évaluée en classe par l'enseignant. Au bulletin, le cadre d'évaluation lui accorde 30 % du résultat en mathématique, contre 70 % pour le raisonnement. Autrement dit, l'examen pèse lourd, mais le travail de toute l'année aussi.
La structure de l'épreuve
Les trois séquences (Culture, société et technique, Technico-sciences, Sciences naturelles) ont chacune leur propre épreuve, mais la structure est la même :
| Section | Type de tâches | Points |
|---|---|---|
| A | 6 questions à choix multiple (4 points chacune) | 24 |
| B | 4 questions à réponse courte (4 points chacune) | 16 |
| C | 6 situations d'application (10 points chacune) | 60 |
La durée prévue est de 3 heures, avec une période supplémentaire de 15 minutes accordée au besoin. Des sessions ont lieu en janvier, en juin et en août. Les sections A et B sont corrigées « bonne ou mauvaise réponse ». La section C, qui vaut 60 % des points, est corrigée avec une grille à cinq critères : formuler une conjecture appropriée, utiliser correctement les concepts et processus, mettre en œuvre un raisonnement adapté, structurer sa démarche et justifier ses étapes.
Le poids des champs varie selon la séquence. En 2025-2026, la géométrie représentait de 46 % à 54 % des points en CST, tandis que l'algèbre en représentait de 48 % à 54 % en SN. En TS, la répartition était plus équilibrée entre algèbre, géométrie, probabilités et statistique.
Un plan d'étude sur 6 à 8 semaines
Commencer tôt permet d'étudier par petites séances plutôt que de tout réviser la dernière semaine. Voici un plan réaliste, à raison de trois ou quatre séances de 45 à 60 minutes par semaine :
- Semaines 1 et 2 : diagnostic. Reprendre les examens de l'année, noter les notions ratées et les classer par champ (algèbre, géométrie, probabilités et statistique).
- Semaines 3 et 4 : notions faibles. Retravailler en priorité les chapitres qui pèsent le plus dans votre séquence, avec des exercices courts de type A et B.
- Semaines 5 et 6 : situations d'application. Faire deux ou trois problèmes de type C par séance, en rédigeant une démarche complète comme le jour de l'examen.
- Semaine 7 : simulation complète. Une épreuve de 3 heures, chronométrée, sans aide, puis correction avec la grille.
- Semaine 8 : consolidation. Rédiger l'aide-mémoire, refaire les erreurs de la simulation, dormir suffisamment.
Le document d'information prévoit que l'enseignant invite les élèves à préparer leur aide-mémoire une semaine avant l'épreuve : une feuille 8 ½ × 11, recto verso, écrite à la main (aucune photocopie). Le rédiger soi-même est en soi une excellente révision.
S'exercer avec d'anciennes épreuves
Le contenu des épreuves ministérielles est confidentiel et leur diffusion est interdite. Méfiez-vous donc des « vrais examens » qui circulent sur les réseaux sociaux. Les enseignants ont toutefois souvent accès à d'anciennes épreuves ou à des épreuves de préparation autorisées à des fins pédagogiques : c'est la meilleure source, demandez-les.
- Faites au moins une simulation dans les vraies conditions : 3 heures, calculatrice permise, aide-mémoire, aucun téléphone.
- Corrigez les situations d'application avec les cinq critères, pas seulement la réponse finale. Une bonne réponse sans démarche rapporte peu.
- Tenez un carnet d'erreurs : pour chaque faute, notez la cause (lecture, calcul, concept, justification) et refaites la question deux jours plus tard.
Gérer ses 3 heures
Avec 16 tâches en 3 heures, le temps est suffisant, à condition de le répartir. Une approche qui fonctionne bien :
- Sections A et B (environ 30 à 40 minutes). Elles ne valent que 40 points : ne restez pas bloqué sur une question, encerclez-la et revenez-y.
- Section C (environ 2 heures). Prévoyez une vingtaine de minutes par situation. Commencez par celles qui vous semblent les plus accessibles.
- Révision (10 à 15 minutes). Relisez les questions, vérifiez les unités, l'arrondi demandé et la phrase de conclusion.
Dans une situation d'application, une démarche partielle mais claire peut obtenir des points. Mieux vaut écrire ce que l'on sait que de laisser la page blanche.
Les erreurs les plus fréquentes
- Une démarche absente ou désordonnée. Deux critères de la grille portent sur la structure et la justification des étapes.
- Ne pas répondre à la vraie question. Terminez chaque situation par une phrase de conclusion qui répond exactement à ce qui est demandé.
- Une calculatrice non réinitialisée. Les données et programmes doivent être effacés avant l'épreuve. Un élève pris avec une calculatrice contenant des données stockées reçoit 0 %. Apprenez à faire la remise à zéro avant le jour J.
- Un téléphone dans la poche. La possession d'un appareil mobile personnel, même éteint ou non utilisé (montre intelligente et écouteurs compris), entraîne aussi un résultat de 0 %.
- Un aide-mémoire surchargé. S'il est illisible, il ne sert à rien. Gardez les formules, un ou deux exemples types et vos pièges personnels.
Le jour de l'examen et le rôle des parents
La veille, préparez le matériel autorisé : calculatrice réinitialisée, règle, équerre, compas, rapporteur, crayons et aide-mémoire. Le matin, un vrai déjeuner et une arrivée sans course font une différence réelle sur la concentration.
Pour les parents, le guide du Ministère à l'intention des parents rappelle l'essentiel : encourager l'élève à bien lire chaque question, à laisser des traces de sa démarche et à expliquer son raisonnement. Les élèves ayant des besoins particuliers peuvent avoir accès à des mesures d'adaptation : parlez-en à l'école bien avant l'épreuve.
Si votre enfant a besoin d'un coup de pouce structuré, Stellaire Académie offre du tutorat en mathématiques adapté aux séquences CST, TS et SN. Vous pouvez réserver une séance pour bâtir ensemble un plan de révision.
Questions fréquentes
L'examen de math de 4e secondaire est-il obligatoire pour le diplôme ?+
Le DES exige 4 unités de mathématique de la 4e secondaire, et l'épreuve ministérielle fait partie de l'évaluation de ce cours. Le résultat de l'épreuve est combiné aux résultats obtenus à l'école.
Quelle est la pondération de l'épreuve ministérielle ?+
Pour 2025-2026, le Ministère l'a fixée à 50 % de la compétence Déployer un raisonnement mathématique. Cette valeur est confirmée chaque année dans le document d'information, à vérifier auprès de l'école.
Peut-on apporter une feuille de formules ?+
Oui, un aide-mémoire écrit à la main sur une feuille 8 ½ × 11, recto verso, est permis. Les photocopies ne sont pas acceptées.
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